30.07.2006
"Joyeux anniversaire, toute seule"
C'est l'anniversaire de la folle aujourd'hui. 36 ans. Pas étonnant qu'elle se soit faite larguer, elle aurait pu prévoir. Elle va donc fêter son premier anniversaire seule. Enfin, celui de l'année dernière était un peu entre les 2 en fait. Ils se sont retrouvés sur la Côte d'Azur dans la maison de vacances qu'ils avaient louée avec des amis et de la famille. Elle avait quitté la Bretagne (où ils avaient passé la première partie des vacances chez ses parents à lui), en train (enceinte comme elle était), il l'avait rejointe en voiture. C'était un 30 juillet. Il est arrivé tard vers 23 heures, ils étaient tous en train de dîner sur la terrasse et lui ont fêté son anniversaire. Il lui a offert un appareil photo numérique, elle parlait d'en acheter un et puis...la conversation s'est animée un peu, tout le monde était tendu. Ils savaient tout de l'escapade du mois de juillet et craignaient tous un peu pour les vacances. Tu parles ! Ca a pas loupé. A minuit, il était dans sa voiture et venait me rejoindre ! Mon appart au bord de la mer était à 9 Kms de la baraque qu'ils avaient louée. Elle est pas belle, la vie ? On a passé notre première vraie nuit ensemble, c'était super. En plus, il lui avait laissé son premier fils, on était super tranquilles. Donc techniquement, elle était déjà seule...Le lendemain, il est parti chercher ses affaires et son fils (c'était trop beau aussi...) et on a passé toutes les vacances ensemble.
Enfin, c'est pas à moi que ça arriverait ça. J'ai toujours été gâtée pour mes anniversaires. Le top a quand même été celui de mes 25 ans. Mon mec de l'époque avait la classe. Il m'a fait ...25 cadeaux ! Ca allait du petit cadeau de parfumerie, aux petits bijoux jusqu'au voyage : il m'a emmenée au Mexique. Elle, je vois pas bien ce qu'on va lui offrir ni même qui. A moins que son fils lui ai confectionné quelque chose avec ses petits doigts boudinés...Allez savoir, je vois pas ce qu'un bébé de 7 mois a à offrir. Une couche propre, pour changer ? Je serai curieuse de savoir. Enfin, qu'elle ne s'impatiente pas, elle aura bientôt droit à un collier de nouilles ou un cendrier en rotin avec écrit "Maman" dessus. C'est pas si mal. Et puis, elle a qu'à se retrouver un mec si elle veut un cadeau. Ca va pas être coton parce qu'avec un mouflet, pour sortir, elle repassera. Et qu'elle compte pas sur chouchou et moi pour faire du baby-sitting. On a demandé au juge d'avoir le bébé une fois tous les 15 jours, c'est bien suffisant. Pour le reste, elle se démerde, elle est grande...
Elle a 36 ans.
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29.07.2006
Le goût des autres...
Vous l'aurez compris, je suis une hyperactive. En cette fin de matinée alors que j'étais avachie comme une grosse merde en tee-shirt sur mon canapé en train d'attendre le prochain journal de LCI pour me tenir informée des derniers développements au proche-Orient, voilà pas que je tombe sur M6 et sa (presque) nouvelle émission de relooking déco, concept très à la mode en ce moment. Etant moi-même intéressée par cette discipline, férue d'émissions telles que Intérieurs sur Paris Première, pas la dernière à acheter les magazines déco haut de gamme (que le prix du numéro paierait presque cette charmante petite lampe vue rue du Bac pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps), je me décide à délaisser temporairement la situation désormais routinière des pays en guerre pour m'intéresser à celle de Lydia et Yannick. "Ce couple charmant vit avec ses trois enfants dans une maison ne contenant que trois chambres. Leur fille aînée, contrainte de partager sa chambre, revendique à présent son indépendance. Valérie Damidot et son équipe ont pour mission de faire en sorte que chaque membre de la famille trouve son bonheur".
On entre dans la maison, rien de plus classique : c'est une baraque fin de siècle (fin du 20è, malheureusement pour eux), les cloisons font 7 millimètres d'épaisseur, les chambres, de tailles inégales, sont globablement petites et mal agencées et Lydia, qui élève 3 enfants, a pas eu l'occasion de beaucoup s'investir dans l'harmonie des couleurs.
C'est là qu'intervient l'animatrice, Valérie Damidot, qui, telle la supernanny du placoplâtre, arrive les bras chargés de rouleaux de papier-peint, de meubles Ikéa et de breloques en tous genres. Je passe sur les exhortations à l'enthousiasme : "tu aimes ta nouvelle chambre ?, Hein, tu l'aimes, elle est super belle ta nouvelle chambre, non ? mais dis quelque chose, elle est quand même pas ratée ta nouvelle chambre ? " arraché à une pré-adolescente pas loquace et sur la gueule du mari qui rentre du boulot et à qui on fait poser 25 m2 de tissu "plissé, tendu, roulé"...
On se dit : ça vaut le coup quand même, ils ont pas beaucoup de moyens, pas l'occasion de chîner, c'est un vrai plus pour eux. Et bien pensez donc. Ils auraient pu avoir ça :
Ils se retrouvent avec ça :
Même moi qui n'en ai rien à foutre des gens, j'ai eu un pincement au coeur pour eux. Tous ces espoirs d'avoir enfin un petit intérieur sympa qui aurait pu les rendre populaires auprès des voisins, qui aurait pu leur donner un peu le sourire : anéanti. Le pompon de l'émission étant le commentaire de cette chère Lydia à la toute fin de l'émission : "Evidemment, au début, on se rend pas compte. Avec la déco, il vaut mieux attendre que tout soit fini pour dire comment on trouve, parce que tous les petits détails comptent". Pauvre Lydia. Qu'elle se rassure : personne ne s'attachera trop aux détails, on les voit pas bien les détails. Chaque membre de la famille ferait bien d'aller le chercher ailleurs son bonheur. Et d'éteindre la télé.
27.07.2006
Hissez haut ! Santiano...
Indispensable à la survie de n'importe quel équipage, la pinte de bière se consomme fraîche et par douzaine(s). Le matelot ainsi équipé est prêt à partir à l'aventure (en général le tour du port) à la recherche de sa moitié (une radasse imbibée qui fait le tapin). C'est du sport, faut pas croire. Je suis censée aller passer mes vacances dans le raffiot, vous n'avez qu'à m'imaginer. De Saint-Germain-des-Prés au fond de cale, il n'y a qu'un pas que je vais m'empresser de ne pas franchir. Rester à la surface, absolument. En attendant, profiter de ma vie de célibataire tant que je peux. La folle s'est calmée, pas de nouvelles. Elle est sûrement en train de préparer l'opération "pension alimentaire". Elle est gonflée quand même. Ca bouffe quoi à 7 mois ? Pas grand chose : un peu d'eau minérale, une pincée de poudre de lait et le tour est joué ! Elle veut pas des subventions européennes aussi pour nourrir son gosse ? Je vais reprendre un Martini, ça va me calmer.
Si vous avez des idées de divertissement, n'hésitez-pas, je traîne ma misère. Je voudrais me préparer au grand challenge qui m'attend mais je sais pas par quel bout commencer...Je vais m'acheter une corde à noeuds ? Pour me pendre ?
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23.07.2006
Travailler c'est trop dur !
Je hais les dimanches soir, c'est que du malheur en perspective. Toute une semaine à faire semblant de bosser, ça demande du talent et de l'endurance. Surtout que mon chouchou n'est pas là, il est en province chez ses parents, il est allé voir son fils (le premier qu'il a eu avec l'alcoolique divorcée). C'est pas de bol parce que d'habitude c'est lui qui fait mon boulot. On est pas sur les mêmes dossiers mais on est dans le même immeuble alors dès que j'ai un truc à faire ou une note à rédiger, hop ! je file dans son bureau. Et il s'exécute...Mais bon, je vais la jouer cool, il me fera du télétravail...surtout que je paye pas le téléphone. A part ça, toujours les mêmes problèmes avec la mère de son fils (la deuxième folle avec qui il a eu le deuxième fils, qui a 7 mois maintenant).
Elle continue de nous emmerder parce qu'elle veut une pension et son avocate nous harcèle pour avoir des documents "c'est la loi, le principe du contradictoire, vous connaissez ?". Non, on connait pas et on s'en fout, elle aura rien l'avocate. C'est quand même pas une avocate qui va faire la loi, non mais ! C'est du jamais vu quand même ! On va jamais se reposer avec toutes ces histoires, la trêve d'été, plus personne ne la respecte. Evidemment l'autre folle elle est fauchée, elle peut pas partir en vacances avec son bébé alors elle va tout faire pour gâcher les nôtres.
A la rentrée, ça va être coton. Outre le juge qu'il va falloir amadouer (on a tout préparé) il va falloir la gérer l'autre hystérique. Elle s'est mise en tête de m'interdire de toucher à son gosse sous prétexte que je couchais avec son père alors qu'elle était enceinte de lui. C'est le 21è siècle, elle est marrante, elle. Si on commençait à tout prendre en considération, on baiserait jamais...L'autre, elle a des principes, qu'elle dit ! Un bâton dans les fesses, oui ! Elle a dit ça un jour à une de mes copines qui l'appelait pour lui faire entendre raison. Ma copine Julie - elle vit à Londres - lui a dit que c'était suffisant maintenant de m'insulter tout le temps, que j'étais une fille hyper gentille (ouarf, ouarf) et que j'avais rien fait du tout. C'est là qu'elle a commencé à dire des mots relous comme "principes-éthique-responsabilité-conséquence de ses actes". Le mal de tête que j'ai chopé ! Elle se la joue trop, c'est une partie du problème. Elle dit que j'ai brisé la vie de son fils, que les hommes ont souvent des passages à vide quand leur femme est enceinte et qu'il ne faut pas encourager ces travers...Je suis pas docteur, moi ! En plus, son fils, il faudrait pas qu'elle pense que j'ai des sentiments ou des trucs comme ça. Un empêcheur de tourner en rond, voilà ce que c'est. Je suis pas Mary Poppins, j'ai pas fait puériculture première langue. Je sais même pas changer une couche. Je VEUX même pas changer une couche. Je suis épuisée, moi. Je suce un glaçon et au lit.
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05.07.2006
Se loger à Paris !
Ca fait un bail que je suis pas venue. J'étais débordée...ceux qui me lisent ne seront pas étonnés. J'ai même bossé ce week-end. Il y avait une convention de l'association politique pour laquelle je bosse. Samedi ET dimanche, fromage ET dessert. J'ai plus une minute à moi. Sans compter qu'avec mon chouchou, on a déménagé ce week-end. On avait un appart trop bourgeois, ça nous ressemblait pas. On est du peuple, nous. On s'est fait attribuer un logement social dans le 14è. Comme ça, on est plus en adéquation avec notre style. Y'a des familles qui attendent mais bon, nous aussi on est comme une famille et on a attendu au moins 6 mois, ça compte. Et puis mon chouchou, on lui avait volé son appart, alors ce n'est que justice. Sous prétexte qu'elle attendait un enfant de lui et qu'ils vivaient ensemble, son ex a pas voulu quitter l'appart pour qu'on s'installe. Vous vous rendez compte, la salope que c'est, tout ça au prétexte qu'elle payait la moitié du loyer et qu'ils vivaient ensemble ? Il la quitte enceinte, bon mais c'est pas une raison. Elle se croit tout permis ! Il habitait là avant qu'elle arrive. C'est de la spoliation pure et simple. Et cette folle a obtenu le transfert du bail grâce à une loi soi-disant du 6 juillet 1989...magouille et compagnie, quoi ! Du coup on est comme des nomades. Mais bon, on a notre petit nid d'amour maintenant. Même si on peut pas le dire. On est obligés de se cacher, en fait. Si on dit qu'on vit ensemble, la pension alimentaire pour le bébé (parce qu'en plus elle veut de l'argent, la hyène) va être plus élevée. Eh oui, la justice (tu parles !) considère que les charges du père sont allégées si on paye le loyer à deux. Alors, on a imaginé un système pour qu'il donne le moins possible. C'est malin, non ?
Sinon, la galère habituelle. Plein de taf. J'organise un événement hyper important au mois de septembre et en vrai, j'ai rien foutu. Je devais donner plein d'idées mais j'ai pas un échantillon sur moi. Je glande tellement rien que ça va finir par se voir mais bon, je profite tant que je peux. Bientôt les vacances. J'ai juste peur de pas voir la différence avec le reste de l'année. Vous me suivez ?
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