21.12.2006

Oh my job !!!

medium_ANPE.jpgJ'ai pas de bonnes nouvelles à vous annoncer. C'est même un peu la lose comme qui dirait. Figurez-vous qu'hier soir, on m'a tout simplement sucré le travail auquel j'avais consacré les 5 dernières minutes une bonne partie de ma vie, ce travail auquel je m'étais destinée depuis que je suis toute petite et qu'alors, déjà, je ne savais rien faire mais ça se voyait moins et que je pensais garder toute ma vie tellement il était fait pour moi : assistante. Alors là, vous me dîtes : des postes d'assistante, y'en a plein les tiroirs, garde le sourire, serre les fesses, tout va bien se passer.

Et bien, NON ! Tout ne va pas bien se passer. Parce que dans les autres boulots d'assistante, y'a du boulot. Et ça c'est pas tellement possible compte tenu de mon emploi du temps. Je veux bien gagner ma vie, j'ai 28 ans, c'est normal mais je vais quand même pas y passer mes journées ! Vous êtes drôles, vous. Le matin, par exemple, je peux pas tellement bosser : je dors. C'est humain, non ? On va quand même pas m'empêcher de dormir ! Ils savent que dans certains pays, la privation de sommeil est considérée comme de la torture ? J'vais appeler Amnesty International, des têtes vont tomber !!!

Le midi, je déjeune, plutôt à la cantine, parce que c'est normal d'entretenir de bonnes relations de travail avec les collègues et d'ailleurs, pour que des liens forts se tissent avec le maximum de collègues possibles, je déjeune de 12 h à 16 h. Si c'est pas professionnel, ça ! Mais c'est la moindre des choses quand on est perfectionniste. Juste le temps ensuite d'avaler 4 cafés et de fumer 11 clopes un petit noir au dessus du comptoir et hop, j'arrive au bureau. Il est alors 16 h, 16 h 15. Alors, vous qui êtes si forts, expliquez-moi comment je peux bosser correctement en sachant qu'il faut que j'aie fini maximum à 17 h ? (Pour éviter les heures de pointe, sinon, dans le métro, ça sent les gens...).

Vous voyez bien que le travail n'est pas compatible avec la vie de bureau. Il faudrait revoir tout le système. Mon chéri, c'est pareil. Il est salarié pareil que moi, au même endroit. Lui non plus, il a pas le temps. En plus, il peut pas rester aussi tard que moi le soir parce qu'il a charge de famille. Il doit aller chercher son fils à l'école à 18 h 30 donc, s'il veut se détendre un peu avant de rentrer, il doit décrocher vers 16 h 30. Le temps de se jeter 4 "demi" décompresser, quoi.

De toute façon maintenant, j'ai plus à me plaindre de mes conditions de travail vu que j'en ai plus a priori. Les méchants méchants élus, ils ont dit que ma fête elle était toute pourrie et que vu qu'elle avait coûté un oeil et ben, c'était fini. Plus de fête, plus de travail. Plus de travail, plus de moi. C'est pourri la vie. A priori, ils arrêteraient de me verser ma rente mensuelle aussi. Moi, je leur ai dit : c'est la double peine, quoi ! Plus de travail ET plus d'argent. J'aimais bien, moi, l'argent tous les mois... Il paraît qu'il y a une boîte qui recrute pas mal en ce moment :  l'ANPE. Tu y vas à l'heure que tu veux, t'as des conseillers, t'as des open spaces faits pour que tu discutes avec tes collègues dans une ambiance neutre pour plaire à tout le monde... J'crois qu'il est là mon avenir, dans une structure plus souple. Allez, faut que j'écrive une lettre de motivation. J'vous l'ai dit : trop de boulot ! 

14.12.2006

Londres, Paris, New York (enfin surtout Paris...), c'est ça ma vie...

medium_travel3.jpgCa fait un bail, hein ? En fait, je vous l'ai pas dit mais je suis partie à Londres l'autre week-end. Je suis allée voir ma copine Julie. Ca faisait presque un an qu'on s'était pas vues, on a pris douze kilos chacune, enfin surtout moi on est restées les mêmes. On vieillit pas. C'était vraiment sympa cette fuite en avant sans un chiard de 6 ans et demi à torcher escapade. Après cela, je suis rentrée, petite semaine tranquille, sur le canapé principalement en famille quoi. Le week-end qui a suivi, j'ai eu les beaux-parents dans les pattes pendant 2 jours. Le samedi, c'était carrément fromage et dessert : les beaux-parents et les enfants (les deux !). Et puis le bébé, cette manie de faire sous lui ! Les gens de cette culture n'ont aucune pudeur. Au prix des couches. C'était un beau bordel et dimanche, cerise sur le gâteau, le déjeuner chez la soeur et sa petite famille. Elle, elle bosse aux allocations familiales limite guichetière avec une aura de contrôleuse des impôts... Au menu gloubiboulga de courgettes avec viande hachée au fond. Un genre de moussaka sans aubergine, un gratin de courgettes, quoi. On s'est fait chier comme des rats morts éclaté. Son mari qui la trompe toutes les 5 minutes dès qu'il a le nez dehors il est très cool aussi. Il bosse dans la finance internationale. C'est un couple très solide avec deux enfants. Ca fait 20 ans qu'ils traversent l'océan de la vie côte à côte, j'en ai le mal de mer, je crois que je vais gerber, c'est beau !

J'ai quand même eu un peu à faire, des réunions par-ci, par-là. Ce que je préfère dans les réunions, c'est les bouffes qu'on se fait après. On va dîner tous ensemble pour se raconter des trucs intéressants sur plein de trucs qu'on connaît et qui concernent l'avenir de la France que je peux pas dire là parce que c'est trop tôt, vous pourriez pas comprendre ou alors vous iriez tout répéter et après la France, elle serait bien emmerdée. Déjà que c'est trop dur la situation avec la droite méchante, méchante comme elle est. Après les dîners, on rentre, repus et plein d'idées nouvelles pour la régénération nécessaire des appareils politiques par la diversification des recrutements dans la société civile par exemple ou pour l'avènement de la gauche anti-toutlibérale.

Le rythme se ralentit au boulot, on le sent bien (surtout moi). Après le taf, on va boire des coups avec les copines au bar à putes café d'en face. Des bières ou des martinis, ça dépend. Et on fume des clopes. Et on rigole comme dans Sex and the City parce qu'on est cool nous aussi. Et qu'on a rien à leur envier à ces filles à part peut-être leur intelligence, leur physique et leur humour, cette part de fantaisie qui caractérise bien les Américaines. Ah l'Amérique, c'est loin le rêve ! Mais bon, assez rêvé "enough dreaming".