16.01.2007

Je vous dis tout...

medium_whore.jpgOui, je sais. Ca aurait pu s'appeler "Journal d'un emploi fictif" mais je vous aurais raconté ma non-vie de bureau, sans collègues, sans projet, sans compétences, sans réunion, sans horaires, sans avenir. Et le salaire qui tombe mais qui tombe pas de très haut. Ca vous aurait fait chier.

 

Ca aurait pu s'appeler "Journal d'une grosse pute" mais je vous aurais raconté quoi ? Ma vie sexuelle avec mon chéri, avec les pauvres sex toys en plastoc glânés dans ses nuits fauves ? Les nuits torrides où on commence sans jamais rien finir empêchés et englués par quantité d'alcool ? Ses après-midi à lui devant son écran d'ordi à faire semblant de bosser en matant des filles aux seins pleins et en rêvant l'amour ? Je vous aurais raconté mon absence de développement mammaire, mon gros cul, mon oeil torve, mes chevilles lourdes et mon absence totale et irréparable de sex appeal et de savoir faire ? Ca vous aurait gêné.

 

Ca aurait pu s'appeler "Journal d'une pauvre fille"... Je vous aurais raconté ma vie de pétasse bourgeoise de province coincée entre un père agriculteur blindé de thunes et une mère prof d'anglais. Mes deux frères tarés qui se voient dans la finance. Ma vie dans un élevage de Schnauzers nains, mes amies à serre-tête et à serre-cul qui se tapent des mecs qui croient jouer au golf mais dont le handicap est plus élevé dans leur tête et dans leur vie que sur un parcours. Ma montée à Paris dans un foyer de jeunes filles à Montparnasse ou un foyer de connasses... Mes études au long cours que j'ai jamais finies et qui servaient à rien, quand bien même... Vous n'auriez rien compris.

 

Ca aurait pu s'appeler "Journal d'une inutile"... Je vous aurais raconté mes sorties sans buts dans des restos très chers, à Saint-Germain-des-prés. Ma vie de non-bénévole. Ma vie où j'aime j'aide personne. Mes balades à vélo à travers Paris, mon i-pod, ma bagnole, mon mec, mon ordi, ma baignoire, mon chéquier, mon patrimoine de bordS de mer, mes aller-retours en train, mes deux téléphones portables et mon chien. En fait, j'ai même pas de chien. Vous vous seriez ennuyé.

 

 Ca aurait pu s'appeler "Journal d'une inculte". Je vous aurais raconté pourquoi je suis militante dans un parti auquel je comprends rien. A faire semblant de porter des valeurs que je n'ai pas, dont je n'use pas. Que j'y suis par la grâce de mon cul parce que je lui dois bien. Parce qu'en échange d'un salaire, je fais où on me dit de faire ou je vote pour qui on me dit de voter si vous aimez mieux. Que ça a l'air de donner un sens à ma vie alors qu'en fait, pas. Qu'en plus, la plupart des gens me méprisent et me le disent même pas. Je vous aurais dit que de fréquenter des gens du Bureau national c'est super cool sauf que vous les connaissez pas et que vous ne perdez rien. Je vous aurais raconté les dîners où je pige que dalle, où je fais tapisserie sans dire un mot en dodelinant vaguement de la tête. Je vous aurais raconté toute MON histoire de l'art où je connais 4 tableaux en ayant l'air d'y croire... Vous m'auriez méprisée.

 

Ca aurait du pu s'appeler "Journal d'une alcoolique". Parce que je le vaux bien... Je vous aurais raconté mes nuits dans les bars avec mon chéri à faire naître notre amour et à refaire son monde. Je vous aurais raconté les Martini, les "Vodka-pomme", les "demi" au comptoir, les soirées où je rentre parfaitement bourrée, vulgaire et défoncée, puant le tabac et la sueur mais caline comme jamais. Je vous aurais raconté le jour de l'an en Bretagne, bien entourée d'amis, de ses amis, imbibés comme jamais et tellement heureux de l'être. Amis ? non, bourrés. Mais vous auriez vomi.

 

Alors, ça s'appelle "Journal d'une trainée". C'est ce qui résume le mieux, en vrai. Le mot vous choque ? J'en ai pas trouvé d'autres.

 

A suivre...

10.01.2007

2007, me voilà !

medium_year3.jpgCoucou, c'est moââââ !!! MDR. Me revoilà ! Je vous ai manqué ? Non ? Je m'en tamponne le coquillard, en fait. Je suis bien rentrée. J'ai bien récupéré de mes agapes. Qu'est-ce qu'on a picolé festoyé ! Cette année, j'étais avec mon chéri dans sa famille, les alcooliques bretons. C'était très rythmé avec tous ces enfants dans les pattes "Il habite où le Père Noël ? A quelle heure il vient le Père Noël ? Qu'est ce qu'il m'a acheté le Père Noël ?". "Il est MORT le Père Noël, il viendra pas. Il est encore rentré bourré et s'est fait trucider par la Mère Noël, cette radasse qui en veut qu'à son fric." Sans déc'. Je me suis pas fait chier pendant 3 heures à faire la queue dans les grands magasins  pour qu'un chiard dise Merci à une tonneau de 1664 mal rasé, habillé comme une gonzesse ! Y'a des limites ! Noël en famille, d'accord, mais dans la mienne alors, parce que là, c'est pas possible.

Je suis endurante mais là... Ils se lèvent bourrés. C'est une prouesse. C'est dire s'ils commencent très tôt à picoler...Vers 11 ans, je crois. Même dans ma famille, où on se mouche pas du coude, on a des lacunes comparés à eux. Enfin, ça m'a donné l'occasion de rencontrer tous ses amis. Y'en a des qui voulaient pas trop me connaître au départ eu égard à ce que je suis une grosse salope la situation, mais bon. Je crois savoir que ils m'ont trouvée fadasse et sans intérêt plutôt sympa ! C'était pas gagné d'avance. Bilan : très positif.

Je suis rentrée et je me suis vite occupé de mon petit problème de boulot dont je vous avais parlé. Rien de grave, tout est arrangé. L'élu pour lequel je bosse a obtenu la présidence d'un truc sur les arbres et les animaux qui courrent autour, et donc il avait besoin de quelqu'un pour claquer de l'oseille qui n'est pas à lui l'assister. Vous voyez le truc ? Qui peut l'assister mieux que moi ? A un prix défiant toute concurrence. L'avantage quand on sait rien faire, c'est qu'on peut le faire partout ! Les gens ont des métiers trop précis, résultat, c'est hyper dur de trouver le poste qui correspond...Je suis con à bouffer du foin maligne, non ? En fait, on surestime beaucoup le problème du chômage en France. C'est à cause des média.

C'est comme pour le logement. Tout ce tintamarre. Moi, je comprends pas où est le problème. Un exemple : mon chéri, il avait plus d'appart eu égard au fait qu'il avait vainement essayé de faire expluser son ex enceinte et qu'il s'est pris la loi de juillet 1989 dans la gueule à son choix de vie d'il y a un an. Bon, il a pas eu besoin de beaucoup chercher en fait. C'est tout simple : y'a un numéro de téléphone à faire, la personne te demande de quoi tu as besoin, tu donnes les éléments. La personne te dit ensuite qu'elle s'occupe de ton dossier et qu'elle t'appelle dès que l'affaire est réglée et que c'est ok pour le dîner de samedi et passe me voir à la Mairie à l'occasion. T'as plus qu'à aller chez Ikea, le temps de rentrer sur Paris et de décharger la camionnette et hop ! T'as ton appart. Faut compter 15 jours, 3 semaines quand c'est les vacances. Bon, je veux bien qu'on soit pressés, mais bon, de là à faire tout ce boucan médiatique...Les gens sont totalement hors de la réalité. Ils planent. On voit qu'ils n'ont pas de vrais problèmes. Bon, faut que j'aille échanger le sac Gucci qu'on m'a offert, mon lecteur vidéo, photo, MP3 Arkos rentre même pas dedans, ça craint. On se dit "A bientôt"? Voilà, on a qu'à se dire ça.