29.07.2006
Le goût des autres...
Vous l'aurez compris, je suis une hyperactive. En cette fin de matinée alors que j'étais avachie comme une grosse merde en tee-shirt sur mon canapé en train d'attendre le prochain journal de LCI pour me tenir informée des derniers développements au proche-Orient, voilà pas que je tombe sur M6 et sa (presque) nouvelle émission de relooking déco, concept très à la mode en ce moment. Etant moi-même intéressée par cette discipline, férue d'émissions telles que Intérieurs sur Paris Première, pas la dernière à acheter les magazines déco haut de gamme (que le prix du numéro paierait presque cette charmante petite lampe vue rue du Bac pas plus tard qu'il n'y a pas longtemps), je me décide à délaisser temporairement la situation désormais routinière des pays en guerre pour m'intéresser à celle de Lydia et Yannick. "Ce couple charmant vit avec ses trois enfants dans une maison ne contenant que trois chambres. Leur fille aînée, contrainte de partager sa chambre, revendique à présent son indépendance. Valérie Damidot et son équipe ont pour mission de faire en sorte que chaque membre de la famille trouve son bonheur".
On entre dans la maison, rien de plus classique : c'est une baraque fin de siècle (fin du 20è, malheureusement pour eux), les cloisons font 7 millimètres d'épaisseur, les chambres, de tailles inégales, sont globablement petites et mal agencées et Lydia, qui élève 3 enfants, a pas eu l'occasion de beaucoup s'investir dans l'harmonie des couleurs.
C'est là qu'intervient l'animatrice, Valérie Damidot, qui, telle la supernanny du placoplâtre, arrive les bras chargés de rouleaux de papier-peint, de meubles Ikéa et de breloques en tous genres. Je passe sur les exhortations à l'enthousiasme : "tu aimes ta nouvelle chambre ?, Hein, tu l'aimes, elle est super belle ta nouvelle chambre, non ? mais dis quelque chose, elle est quand même pas ratée ta nouvelle chambre ? " arraché à une pré-adolescente pas loquace et sur la gueule du mari qui rentre du boulot et à qui on fait poser 25 m2 de tissu "plissé, tendu, roulé"...
On se dit : ça vaut le coup quand même, ils ont pas beaucoup de moyens, pas l'occasion de chîner, c'est un vrai plus pour eux. Et bien pensez donc. Ils auraient pu avoir ça :
Ils se retrouvent avec ça :
Même moi qui n'en ai rien à foutre des gens, j'ai eu un pincement au coeur pour eux. Tous ces espoirs d'avoir enfin un petit intérieur sympa qui aurait pu les rendre populaires auprès des voisins, qui aurait pu leur donner un peu le sourire : anéanti. Le pompon de l'émission étant le commentaire de cette chère Lydia à la toute fin de l'émission : "Evidemment, au début, on se rend pas compte. Avec la déco, il vaut mieux attendre que tout soit fini pour dire comment on trouve, parce que tous les petits détails comptent". Pauvre Lydia. Qu'elle se rassure : personne ne s'attachera trop aux détails, on les voit pas bien les détails. Chaque membre de la famille ferait bien d'aller le chercher ailleurs son bonheur. Et d'éteindre la télé.
27.07.2006
Hissez haut ! Santiano...
Indispensable à la survie de n'importe quel équipage, la pinte de bière se consomme fraîche et par douzaine(s). Le matelot ainsi équipé est prêt à partir à l'aventure (en général le tour du port) à la recherche de sa moitié (une radasse imbibée qui fait le tapin). C'est du sport, faut pas croire. Je suis censée aller passer mes vacances dans le raffiot, vous n'avez qu'à m'imaginer. De Saint-Germain-des-Prés au fond de cale, il n'y a qu'un pas que je vais m'empresser de ne pas franchir. Rester à la surface, absolument. En attendant, profiter de ma vie de célibataire tant que je peux. La folle s'est calmée, pas de nouvelles. Elle est sûrement en train de préparer l'opération "pension alimentaire". Elle est gonflée quand même. Ca bouffe quoi à 7 mois ? Pas grand chose : un peu d'eau minérale, une pincée de poudre de lait et le tour est joué ! Elle veut pas des subventions européennes aussi pour nourrir son gosse ? Je vais reprendre un Martini, ça va me calmer.
Si vous avez des idées de divertissement, n'hésitez-pas, je traîne ma misère. Je voudrais me préparer au grand challenge qui m'attend mais je sais pas par quel bout commencer...Je vais m'acheter une corde à noeuds ? Pour me pendre ?
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23.07.2006
Travailler c'est trop dur !
Je hais les dimanches soir, c'est que du malheur en perspective. Toute une semaine à faire semblant de bosser, ça demande du talent et de l'endurance. Surtout que mon chouchou n'est pas là, il est en province chez ses parents, il est allé voir son fils (le premier qu'il a eu avec l'alcoolique divorcée). C'est pas de bol parce que d'habitude c'est lui qui fait mon boulot. On est pas sur les mêmes dossiers mais on est dans le même immeuble alors dès que j'ai un truc à faire ou une note à rédiger, hop ! je file dans son bureau. Et il s'exécute...Mais bon, je vais la jouer cool, il me fera du télétravail...surtout que je paye pas le téléphone. A part ça, toujours les mêmes problèmes avec la mère de son fils (la deuxième folle avec qui il a eu le deuxième fils, qui a 7 mois maintenant).
Elle continue de nous emmerder parce qu'elle veut une pension et son avocate nous harcèle pour avoir des documents "c'est la loi, le principe du contradictoire, vous connaissez ?". Non, on connait pas et on s'en fout, elle aura rien l'avocate. C'est quand même pas une avocate qui va faire la loi, non mais ! C'est du jamais vu quand même ! On va jamais se reposer avec toutes ces histoires, la trêve d'été, plus personne ne la respecte. Evidemment l'autre folle elle est fauchée, elle peut pas partir en vacances avec son bébé alors elle va tout faire pour gâcher les nôtres.
A la rentrée, ça va être coton. Outre le juge qu'il va falloir amadouer (on a tout préparé) il va falloir la gérer l'autre hystérique. Elle s'est mise en tête de m'interdire de toucher à son gosse sous prétexte que je couchais avec son père alors qu'elle était enceinte de lui. C'est le 21è siècle, elle est marrante, elle. Si on commençait à tout prendre en considération, on baiserait jamais...L'autre, elle a des principes, qu'elle dit ! Un bâton dans les fesses, oui ! Elle a dit ça un jour à une de mes copines qui l'appelait pour lui faire entendre raison. Ma copine Julie - elle vit à Londres - lui a dit que c'était suffisant maintenant de m'insulter tout le temps, que j'étais une fille hyper gentille (ouarf, ouarf) et que j'avais rien fait du tout. C'est là qu'elle a commencé à dire des mots relous comme "principes-éthique-responsabilité-conséquence de ses actes". Le mal de tête que j'ai chopé ! Elle se la joue trop, c'est une partie du problème. Elle dit que j'ai brisé la vie de son fils, que les hommes ont souvent des passages à vide quand leur femme est enceinte et qu'il ne faut pas encourager ces travers...Je suis pas docteur, moi ! En plus, son fils, il faudrait pas qu'elle pense que j'ai des sentiments ou des trucs comme ça. Un empêcheur de tourner en rond, voilà ce que c'est. Je suis pas Mary Poppins, j'ai pas fait puériculture première langue. Je sais même pas changer une couche. Je VEUX même pas changer une couche. Je suis épuisée, moi. Je suce un glaçon et au lit.
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