01.10.2007

Je suis de retour...

Les blagues les plus courtes étant, de très loin, les meilleures, me revoilà.

20.06.2007

C'est la lose finale...

612ec717947a5e5842d9ed1c73d606a9.jpgBon, ben, voilà. Les électeurs nous ont montré la sortie, ils ont préféré la vilaine de droite, c'est leur affaire. Exit, le nain de jardin. Nous, on s'en fout. Ca nous empêchera pas de continuer à se bourrer la gueule, à aller tuer des animaux dans la forêt et à dépenser l'argent des contribuables dans des déjeuners pantagrueliques dans les bases de loisirs faire notre travail avec dévouement auprès de la population au service de l'intérêt général. En plus, la sorcière a été nommée au gouvernement, ce sera même pas elle à l'assemblée ! Franchement, c'est dég, elle aurait pu nous laisser gagner, quelle égoïste celle-là. Aucun sens du collectif ! On est pas du même parti, et alors ? Sale sectaire ! Faut passer à autre chose, maintenant. Je ne sais pas trop ce que je vais faire dans les jours qui viennent. Rien, comme d'habitude. En fait, j'ai plein de projets : d'abord, il y a la Convention nationale de l'assoc des gauchistes qui parlent pour ne rien dire de gauche pour laquelle je m'investis. C'est à Bordeaux, c'est fin du mois. C'est très prenant : je lis les mails d'inscription et puis après, je réserve les chambres, je fais les lits, et puis les repas etc... Et, une fois sur place, c'est du délire, il faut accueillir des gens en Birckenstock qui ont pas pris de douche depuis au moins 1989 (la chute du Mur) et qui fument des ciagrettes qu'ils roulent eux-mêmes, des ploucs, quoi ! délégués à la Convention. Y'aura peut-être Marie-George Buffet, va savoir... Ensuite, retour à Paris. Faut que je m'occupe d'un livret qui présente les forêts. Un genre de "Parc et Jardins Magazine" mais avec des forêts. Avec des photos d'arbres et des écureuils, qu'est-ce que je vais me faire chier, moi c'est un projet passionnant pour moi qui suis proche de la nature et de toutes ses richesses.

Après tout ça, on verra. Il faut que je prépare mes vacances. Au soleil. Sauf qu'il va y avoir un problème. Chouchou, il a deux enfants. Un qui vit avec la folle, celui-là, il va passer ses vacances dans un 5 étoiles et c'est pas le genre à se faire chier à la Bourboule, no soucy. Le problème, c'est l'autre. Parce que moi, quand je dis vacances, je dis...vacances. Et, c'est là, le problème. Il faut emmener l'autre enfant en vacances. Je croyais bêtement que j'allais pouvoir m'égayer dans la mer, sur le sable, dans les dunes, dans les bars, dans les boîtes, à l'arrière de la voiture, avec mon chéri. Que nenni ! Il y a l'enfant. Et l'enfant, c'est du boulot : ça se lève tôt, ça a faim mais ça sait même pas se faire cuire un oeuf, ça sait pas toujours allumer la télé, ça fait pas les courses, ça fait pas le ménage, ça sait pas traverser la route, ça fait pas la lessive, bref, c'est du boulot. Alors, je vous pose une question : pourquoi ça s'appelle des vacances si on amène du boulot ? J'ai du louper une marche au niveau du concept. Résultat : je vais me retrouver à la plage de 9h à 11h à cause des indices UVB et à 20h, je suis couchée devant "Bonsoir les zouzous". Ca va vite me gaver, en fait. Je ne sais pas trop comment lui dire à mon chéri. En fait, au départ, je trouvais ça amusant un enfant. C'est tout petit, ça parle pas, ça a pas trop la notion du temps, tu peux le laisser 3h dans un transat, il trouvera jamais à y redire. Sauf que là, c'est une autre paire de manches. Et "bla bla bla" et "bla bla bla", et "je veux ci" et "je veux ça" et "j'ai pas envie" et "j'irai pas"...Vous voyez le tableau ? C'est déjà hyper pénible alors quand c'est pas le sien, on a juste envie de lui claquer le beignet pour lui apprendre, mais c'est réprimé par la loi et j'ai déjà suffisamment d'ennuis avec la justice.

Bon, à ma place, vous feriez quoi ? Vous essayeriez de lui expliquer que c'est beaucoup de pression, que ça va être difficile de concilier une vie de mère de famille avec les vacances en string à Cannes à tapiner sur la Croisette ? Ou alors, vous diriez que c'est avec plaisir que vous allez passer vos vacances en Bretagne Nord avec une eau à 15° (pas au robinet, dans la mer...) et que oui, oui, ça vous ferait super plaisir d'aller vous faire une bouteille de chouchen au Bar des Pêcheurs de Loctudy en regardant l'arrivée du Tour de France. En pull-over et bottes. Fin juillet.

Et même plus, que vous en rêviez...

28.03.2007

Appel à témoin

medium_police_3.jpgUn individu pathétique au fond dangereux sévirait dans la capitale. Si vous connaissez ou si vous avez vu cette personne, merci de me le signaler. Je transmettrai aux autorités compétentes.

Il est totalement dépourvu d'empathie, n'éprouve aucun respect pour les autres, qu'il considère comme des objets utiles à ses besoins de pouvoir, d'autorité. Il a besoin d'écraser pour exister. Il ne possède pas de personnalité propre, elle est forgée sur des masques dont il change suivant les besoins, passant de séducteur paré de toutes les qualités, à celui de victime faible et innocente, ne gardant son véritable visage de démon que pour sa victime. Et encore peut il jouer avec elle au chat et à la souris, faisant patte de velours pour mieux la tenir, puis sortant ses griffes lorsqu'elle cherche à s'évader. C'est un être doué d'une intelligence machiavélique, lui permettant d'élaborer des pièges très subtils. Il culpabilise à outrance sa proie, ne supporte pas d'avoir tort, est incapable de discussions ouvertes et constructives ; il bafoue ouvertement sa victime, n'hésitant pas à la dénigrer, à l'insulter autant que possible sans témoins, sinon il s'y prend avec subtilité, par allusions, tout aussi destructrices, mais invisibles aux regards non avertis.

C'est un individu mégalomane qui se pose comme référent, comme étalon du bien et du mal, de la vérité. On lui attribue souvent un air moralisateur, supérieur, distant. Même s'il ne dit rien, l'autre se sent pris en faute. Il met en avant ses valeurs morales irréprochables qui donnent le change et une bonne image de lui-même. Il dénonce la malveillance humaine. Il présente une absence totale d'intérêt et d'empathie pour les autres, mais souhaite que les autres s'intéressent à lui. Tout lui est dû. Il n'admet aucune mise en cause et aucun reproche. 

Il entre en relation avec les autres pour les séduire. Il est une personne séduisante et brillante. Dans sa logique, il n'existe pas de notion de respect de l'autre. Il ne s'intéresse pas aux émotions complexes des autres. C'est le déni total de l'identité de l'autre, dont l'attitude et les pensées doivent être conformes à l'image qu'il se fait du monde. Sa force est son insensibilité. Il ne connait aucun scrupule d'ordre moral.  Il peut se passionner pour une personne, une activité ou une idée, mais ces flambées restent très superficielles. Il ignore les véritables sentiments, en particulier les sentiments de tristesse ou de deuil. Les déceptions entraînent chez lui de la colère ou du ressentiment avec un désir de revanche. Cela explique la rage destructrice qui s'empare de lui lors des séparations. Quand il perçoit une blessure narcissique (défaite, rejet), il ressent un désir illimité d'obtenir une revanche. Ce n'est pas, comme chez un individu coléreux, une réaction passagère et brouillonne, c'est une rancune inflexible à laquelle il applique toutes ses capacités de raisonnement. L'efficacité de ses attaques tient au fait que la victime ou l'observateur extérieur n'imagine pas qu'on puisse être à ce point dépourvu de sollicitude ou de compassion devant la souffrance de l'autre.

Il ressent une envie très intense à l'égard de ceux qui semblent posséder les choses qu'il n'a pas ou qui simplement tirent plaisir de leur vie. L'appropriation peut être sociale, par exemple séduire un partenaire qui vous introduit dans un milieu social que l'on envie : haute bourgeoisie, milieu intellectuel, politique ou artistique... Le bénéfice de cette opération est de posséder un partenaire qui permet d'accéder au pouvoir. Il s'attaque ensuite à l'estime de soi, à la confiance en soi chez l'autre, pour augmenter sa propre valeur. Il s'approprie le narcissisme de l'autre. Pour des raisons qui tiennent à son histoire dans les premiers stades de la vie, il n'a pas pu se réaliser. Il observe avec envie que d'autres individus ont ce qu'il faut pour se réaliser. Passant à côté de lui-même, il essaie de détruire le bonheur qui passe près de lui. Prisonnier de la rigidité de ses défenses, il tente de détruire la liberté. Ne pouvant jouir pleinement de son corps, il essaie d'empêcher la jouissance du corps des autres, même chez ses propres enfants. Etant incapable d'aimer, il essaie de détruire par cynisme la simplicité d'une relation naturelle. 

Pour s'affirmer, il doit détruire. Il passe son temps à critiquer tout et tout le monde. Il se maintient donc dans la toute-puissance : Si les autres sont nuls, je suis forcément meilleur qu'eux. Son moteur, c'est l'envie, le but de l'appropriation. L'envie est un sentiment de convoitise, d'irritation haineuse à la vue du bonheur, des avantages d'autrui. Il s'agit d'une mentalité d'emblée agressive qui se fonde sur la perception de ce que l'autre possède et dont on est dépourvu. Cette perception est subjective, elle peut même être délirante. L'envie comporte deux pôles : l'égocentrisme d'une part et la malveillance, avec l'envie de nuire à la personne enviée, d'autre part. Cela présuppose un sentiment d'infériorité vis-à-vis de cette personne, qui possède ce qui est convoité. Il regrette de voir l'autre posséder des biens matériels ou moraux, mais il est plus désireux de les détruire que de les acquérir. S'il les détenait, il ne saurait pas quoi en faire. Il ne dispose pas de ressources pour cela. Pour combler l'écart qui le sépare de l'objet de sa convoitise, il lui suffit d'humilier l'autre, de l'avilir. Ce qu'il envie, avant tout, c'est la vie chez l'autre. Il envie la réussite des autres, qui le met face à son propre sentiment d'échec, car il n'est  pas plus content des autres que de lui-même. Rien ne va jamais, tout est compliqué, tout est une épreuve. Il impose aux autres sa vision péjorative du monde et son insatisfaction chronique concernant la vie. S'il n'était pas aveuglé par la haine, il pourrait, dans une relation d'échange, apprendre comment acquérir un peu de ces dons. Cela suppose une modestie qu'il n'a pas. On le voit ainsi avoir des coups de coeur puis des rejets brutaux et irrémédiables. L'entourage comprend mal comment une personne peut être portée aux nues un jour puis démolie le lendemain. 

N'étant jamais content, il est toujours en position de victime, et la mère (ou bien la personne sur qui il a projeté sa mère) est toujours tenue pour responsable. Il agresse l'autre pour sortir de la condition de victime qu'il a connue dans son enfance. Dans une relation, cette attitude de victime séduit un partenaire qui veut consoler, réparer, avant de le mettre dans une position de coupable. Lors des séparations, il se pose en victime abandonnée, ce qui lui donne le beau rôle et lui permet de séduire un autre partenaire, consolateur. Il se considère comme irresponsable parce qu'il n'a pas de subjectivité véritable. Absent à lui-même, il l'est tout autant aux autres. Au fond, quand il accuse les autres d'être responsable de ce qui lui arrive, il n'accuse pas, il constate : puisque lui-même ne peut être responsable, il faut bien que ce soit l'autre. Rejeter la faute sur l'autre, médire de lui en le faisant passer pour mauvais permet non seulement de se défouler, mais aussi de se blanchir. Jamais responsable, jamais coupable : tout ce qui va mal est toujours de la faute des autres. Il se défend par des mécanismes de projection : porter au crédit d'autrui toutes ses difficultés et tous ses échecs et ne pas se mettre en cause. Eégalement par le déni de la réalité. Il escamote la douleur psychique qu'il transforme en négativité. Ce déni est constant, même dans les petites choses de la vie quotidienne, même si la réalité prouve le contraire.

Moi, ça me dit grave quelque chose ! Je me demande si je ne l'ai pas croisé quelque part... Mais où ? On se tient au courant, hein ? Le premier qui le retrouve prévient les autres parce qu'il est dangereux ce gars-là ! Faudrait pas qu'il tombe sur une chic fille...